Top 10 Meilleur Alambic 2020

Difficile de faire un choix pour votre nouveau Alambic ? Nous avons rédigé ce guide d’achat spécial Alambic pour vous aider, avec le TOP10 des meilleures ventes du moment, des tests, des avis… Comme dans tous nos guides d’achats, nous avons fait le maximum pour vous aider à choisir le meilleur Alambic !

Notre sélection de alambic

Guide d’achat Alambic

Un alambic est l’outil qu’utilise un distillateur. Il permet de distiller, soit des plantes, soit des fruits fermentés afin d’obtenir une boisson fortement alcoolisée, communément appelé « Eau de vie ». En connaissance de cause, vous vous êtes décidé à vous lancer dans la distillation et ainsi créer votre propre eau de vie ? Vous aurez donc besoin de ce matériel. Toutefois, en fonction du breuvage que vous voulez faire, différents types d’alambic existent. Sachez également qu’il existe des alambics destinés à faire de l’huile essentielle, mais nous nous concentrerons principalement sur ceux qui servent à faire de l’alcool. Alors, comment faire le bon choix ? Pas d’inquiétude, car nous vous avons concocté ce guide d’achat et comparatif qui vous donnera les moyens de choisir l’alambic qui vous aidera à créer votre propre boisson alcoolisée. Vous êtes prêt à en savoir plus ? Suivez-nous !

Quelques détails concernant un alambic

Un alambic est un dispositif généralement fait en cuivre, s’apparentant à un récipient ayant une forme assez peu conventionnelle. Il dispose d’un pot rond rehaussé par une sorte de chapiteau que l’on pourrait comparer à une tulipe. Cette pièce est destinée à la condensation et à la rectification de la vapeur. Un serpentin réfrigérant et un col de cygne complètent le tout. Sur certains modèles, il y a la présence d’un chauffe-vin placé entre ces derniers. Cette pièce se destine à préchauffer le moût de la prochaine distillation avec les vapeurs d’alcool. Cela permet de gagner du temps et surtout, d’économiser le combustible employé.

Cet outil tient son utilité dans la distillation des plantes et des fruits qui sont utilisés pour la fabrication d’alcool, comme les prunes ou la poire par exemple. Suite à cette caractéristique, il permet ainsi d’obtenir des alcools particulièrement riches en arômes et en saveur. C’est d’ailleurs dans ce cadre que même les plus gros distillateurs utilisent l’alambic pour réaliser leurs produits. Concrètement, avec un alambic, il vous sera possible d’augmenter la proportion d’alcool dans une boisson afin de créer une « Eau de vie ».

La règlementation en vigueur sur l’utilisation d’un alambic

Avant de vous lancer dans la distillation et la création de votre propre eau de vie, il est important de savoir qu’il existe une législation claire à ce sujet. Pour figurer parmi les bouilleurs de cru, vous devrez prendre en compte les points que nous vous citons ci-dessous :

  • Il faut être le propriétaire des arbres fruitiers ou de la plantation qui vont vous fournir en fruits ou en plantes. En effet, il est strictement interdit d’en acheter, d’en cueillir sur un terrain qui n’est pas le vôtre. Vous devrez avoir un cadastre qui prouve que vous êtes propriétaire d’un verger, d’un jardin ou même d’une plantation dans lesquels se trouvent vos matières premières.
  • Si vous souhaitez distiller vous-même, vous devrez impérativement entrer dans une association arboricole. Dans la mesure où vous voulez acheter un alambic, vous pourrez outrepasser le fait de devoir demander à l’association de vous fournir le matériel. Mais sachez que l’adhésion à une association est obligatoire.
  • En France, vous êtes soumis à une règle qui vous oblige à ne distiller qu’à des horaires stricts définis par les services de l’État. Cependant, dans certains départements comme la Moselle, le Bas-Rhin ou le Haut-Rhin, vous pourrez travailler toute l’année, et à n’importe quelle heure.
  • Une déclaration aux services des douanes est nécessaire avant de distiller. Cela doit se faire 10 jours avant si vous envoyez le document par la poste, et 3 jours si vous allez le faire vous-même sur place. Vous devrez, dans tous les cas, mentionner la quantité d’alcool que vous voulez produire, l’endroit de votre plantation et le lieu de votre distillerie, entre autres.
  • Et enfin, vous devrez payer une taxe en rapport à votre production, par litres d’alcool pur.

Il est donc évident ici que faire votre propre eau de vie, chez vous, sans passer par toutes ces procédures, est interdit !

Comment choisir un alambic ?

Pour choisir le meilleur alambic, la manière la plus judicieuse est d’abord de déterminer la quantité de matières premières que vous allez utiliser. Cela vous permettra de définir la taille et la capacité du matériel. Puis, divers autres critères sont également à prendre en compte. Cela concerne notamment les différents types d’alambic qui existent. Nous allons les voir un par un, et donner leurs spécificités.

L’alambic classique, dit « alambic charentais » ou « pot still »

Avec ce type d’alambic, le taux d’alcool obtenu ne dépasse pas les 70 % et assez souvent, il est possible d’en obtenir moins. Afin d’avoir un alcool plus fort, il est parfois nécessaire de procéder à une double distillation, voire une triple. Néanmoins, il faut savoir que les alcools produits par les alambics charentais sont les meilleurs, en termes de saveurs et d’arômes. C’est d’ailleurs dans ce type d’alambic que l’on distille les whiskies, les cognacs ou les calvados entre autres.

Les caractéristiques :

  • La présence d’une colonne unique et assez courte
  • Un prix abordable
  • Un bon choix pour débuter dans le domaine
  • Destiné à la distillation de rhum, de whiskey, d’alcool de fruits et d’alcool aromatiques
  • Taux d’alcool produit de 70 %

L’alambic à colonne de reflux ou « reflux still »

L’alcool produit par le reflux still n’est pas très riche en arômes et en saveurs. D’une manière générale, il est utilisé pour la fabrication de vodkas ou de schnaps, soit, des boissons alcooliques avec un goût pas trop prononcé.

Voici ses caractéristiques :

  • La colonne est plus haute et la moitié supérieure de celle-ci est traversée par des tubes destinés au refroidissement
  • Plus cher qu’un alambic classique
  • Peut quand même être employé comme un pot still
  • Le réglage est assez fastidieux pour obtenir un distillat pur
  • Utilisé principalement pour les alcools neutres

L’alambic à colonne de fractionnement ou « fractionnating still »

Le fractionnating still est un alambic dérivé du reflux still. Les alcools récupérés par ce type d’alambic sont neutres en principe. Ils n’ont donc pas d’arômes et de saveurs. On l’emploie également pour la distillation des vodkas et schnaps par exemple.

Les caractéristiques du fractionnating still :

  • Colonne supérieure haute et possédant un serpentin pour la condensation et le reflux
  • Équipé d’une ou plusieurs vannes pour la régulation du flux
  • Également plus onéreux qu’un alambic classique
  • Peut être utilisé comme reflux still ou pot still
  • Plus simple à régler qu’un reflux stil
  • Convient parfaitement pour la fabrication d’alcools neutres

À part ces critères, il faut savoir que la qualité de fabrication du matériel influe de manière importante sur les prix. Sa provenance tient également une place cruciale dans ce critère. En effet, les alambics provenant du Portugal et de la Nouvelle-Zélande sont les meilleurs du marché. À noter que ce dernier pays reste encore l’un des rares à permettre une utilisation totalement libre de ces instruments.

Comment utiliser un alambic ?

Maintenant que vous connaissez les critères à prendre en compte pour choisir le bon alambic, nous vous montrerons comment l’utiliser. Nous nous attarderons sur le procédé de distillation avec les trois types d’alambic existants. Notez aussi qu’il est nécessaire de passer par l’étape de fermentation avant de distiller quoi que ce soit, et finir par la phase de finition.

Distiller avec un pot still

Avec un pot still ou alambic classique, il est possible de faire une distillation simple, double, voire triple.

  • La distillation simple ou en une passe
  • Il s’agit ici de chauffer tous les composants du ferment récupéré, à leurs températures d’ébullition. Dans ce cadre, sachez qu’un moût ne contient pas uniquement de l’alcool. Il compte également d’autres substances telles que de l’eau, de l’éthanol, du méthanol, des acides ou de sels minéraux par exemple. Il faut savoir que l’éthanol est l’alcool que l’on peut boire, à la différence du méthanol qui est dangereux si on l’ingère. Le but de la distillation est de collecter l’alcool buvable.

    Avec un pot still, la température ne table pas sur 78 °C (sachant que l’éthanol s’évapore à cette température) elle augmente à 90 °C. Lorsque la bonne température est atteinte, une vapeur est donc extraite, ce qui donnera un alcool pur.

  • La double distillation ou en deux passes
  • La deuxième passe permet d’obtenir un alcool de meilleure qualité tout en bénéficiant de plus de quantité.

  • La triple distillation ou en trois passes
  • Si vous faites une triple distillation, vous obtenez un alcool beaucoup plus pur. Pour information, certains whisky sont distillés trois fois.

Distiller avec un reflux still

Ici, la première phase consiste à chauffer rapidement le moût avec un feu moyen à vif. Quand on approche les 60 °C, il est important de diminuer l’intensité du feu. Lorsque la température atteint les 65 °C environ, il faut la stabiliser. Pour ce faire, vous devrez jouer avec les réglages de la source de chaleur ou avec le refroidissement de la colonne de distillation.

Dans l’idéal, il faudrait une capacité de refroidissement suffisante avec les tubes dédiés qui traversent la colonne de votre alambic. Cela vous permettra de ne pas jouer sur le débit du bruleur (puissance de chauffe) et de la vanne de débit d’eau (refroidissement). Il faut donc trouver le meilleur débit d’eau de refroidissement pour que la température de la colonne soit bien équilibrée. Cela se traduit par une bonne température et un taux d’alcool stable. Il est vrai que tout cela parait compliqué à la lecture, mais sachez que c’est assez simple lorsque l’équilibrage de la température est atteint.

Ainsi, l’alcool est collecté à partir de 78 °C et devrait avoir un taux de 80 à 90 % avec ce type d’alambic. Une repasse n’est généralement pas nécessaire en raison du degré d’alcool obtenu.

Distiller avec un alambic à fractionnement ou fractionnating still

Comme pour la distillation avec les deux alambics précédents, la première étape est le chauffage du moût. Cela devrait être fait rapidement (mais pas trop) avec un feu moyen ou vif. Durant la montée de la température, la valve à pointeau de l’appareil s’ouvrira au maximum. Ce procédé consiste à collecter les têtes (les mauvais alcools) pour qu’elles ne repassent pas dans la colonne. À noter que ces derniers s’évaporent à une température en dessous de 76 °C sur 50 ml par 10 l de moût. Lorsque vous êtes sûrs qu’il n’y a plus de méthanol (mauvais alcool), vous devez fermer la valve. Par la suite, les vapeurs condensées de l’éthanol vont remplir le récipient interne, qui va déborder en laissant tomber le distillat dans la colonne. Ici, la température va se stabiliser vers 78 °C environ.

Après quelque temps, ouvrez progressivement la valve afin de collecter le bon distillat. Ici, vous devrez trouver le débit idéal pour combiner rapidité de distillation et atteinte d’un taux d’alcool élevé. Certains modèles peuvent fournir un rendement excellent à hauteur de 1000 ml d’alcool de 94 à 95 % de volume. À noter qu’en fonction de la qualité du moût, ce processus peut durer plusieurs heures.

La finition

Il est important de savoir que l’alcool qui sort de l’alambic n’est pas forcément bon, ou bien n’a pas forcément le gout voulu. Il est donc essentiel de passer par la phase de finition. Cette dernière, en fonction du type de boisson alcoolique que l’on veut créer, peut comporter plusieurs étapes. Les plus couramment réalisées sont notamment :

  • La filtration ou la purification
  • La dilution
  • Le vieillissement
  • L’aromatisation

Sachez que si vous débutez, vous ne pourrez pas effectuer les mêmes procédures techniques faites dans les grandes distilleries. La principale difficulté est liée au vieillissement de votre boisson :

  • Trouver de bons fûts (de chêne si voulez faire du Whisky) n’est pas vraiment une mince affaire.
  • Aussi, si vous optez pour un ou de grands fûts, il faut produire beaucoup pour les remplir. Il vous faut également avoir de la patience et faire attention à ne pas consommer ce que vous produisez ! Sachez que c’est l’une des principales difficultés pour un bouilleur de cru débutant.

Par ailleurs, le taux d’alcool d’une eau de vie issue d’une distillation est généralement très important (à hauteur de 60 à 90 %). Pour des raisons de santé, de goût et d’arôme, il est pratiquement impossible de boire le produit. Ainsi, pour baisser le taux d’alcool, il faut la couper avec quelques litres d’eau, en fonction de la quantité produite. Le but est d’arriver à un degré d’alcool avoisinant les 45 à 47 °C.

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Dernière mise à jour : 2020-04-05 02:35:28